Hdunk

Le retour aux années 90 de Serena et Shaq nous rappelle à quel point la domination nous manque

Article hero image
📅 21 mars 2026⏱️ 4 min de lecture
Publié le 21/03/2026 · Serena, Shaq rejoignent la tendance virale "Comment étiez-vous dans les années 90 ?"

Vous avez vu la tendance. "Iris" des Goo Goo Dolls commence à jouer, puis c'est un montage du meilleur de quelqu'un. Pour beaucoup d'entre nous, ce ne sont que de vieilles photos de lycée. Mais quand Serena Williams et Shaquille O'Neal s'y mettent ? C'est un tout autre niveau de nostalgie. C'est un rappel d'une époque où ces titans commençaient tout juste à forger leurs légendes, ou dans le cas de Shaq, était déjà bien parti pour dominer la raquette.

Le clip de Serena s'ouvre sur une jeune fille de 16 ans au visage d'enfant, arborant des perles et un service féroce, jouant en double avec Venus à l'Open d'Australie 1998. Elles ont perdu au deuxième tour contre Lindsay Davenport et Natasha Zvereva, mais on pouvait déjà voir le feu. Un an plus tard, elle allait stupéfier Martina Hingis pour remporter le titre en simple de l'US Open 1999, son premier Grand Chelem. Ce n'était pas seulement une victoire ; c'était un coup de semonce, annonçant l'arrivée de sans doute la plus grande athlète féminine de tous les temps. Nous parlons d'une joueuse qui allait finalement accumuler 23 titres en simple en Grand Chelem. Ses années 1990 ont été le prologue d'une histoire de puissance et de force mentale inégalées.

L'entrée de Shaq dans le mème était purement Diesel. Il est déjà une force de la nature, dunkant sur tout ce qui bouge. Ses clips montraient ses débuts avec le Magic d'Orlando, un flou de dunks monstrueux et de paniers brisés. Vous vous souvenez de sa saison rookie en 1992-93 ? Il a tourné à 23,4 points et 13,9 rebonds, terminant deuxième au vote de Rookie de l'année derrière Christian Laettner. C'est une production absurde pour un jeune de 20 ans. Il a mené la ligue au score en 1994-95 avec 29,3 points par match, menant le Magic aux Finales NBA contre les Rockets. Hakeem Olajuwon les a balayés, bien sûr, mais Shaq ne faisait que s'échauffer. Il n'était pas seulement un scoreur ; il était un phénomène culturel, sortant des albums de rap et jouant dans des films comme "Kazaam" tout en dominant la ligue.

Le fait est qu'en regardant les faits saillants de ces gars des années 90, on réalise à quel point le sport a changé. Il y a une qualité brute, presque insouciante, dans leurs premières performances. L'agressivité de Serena semblait révolutionnaire. La domination physique de Shaq était tout simplement inégalée. Aujourd'hui, tout semble si structuré, si analysé, si *optimisé*. Nous avons des analyses pour tout, des régimes spécialisés, des protocoles de récupération qui sont presque des expériences scientifiques. Les joueurs sont des produits de systèmes, souvent échangés avant de pouvoir vraiment devenir le visage d'une franchise.

Écoutez, je comprends. Le jeu évolue. Mais parfois, on veut juste voir un joueur monter sur la plus grande scène et juste *prendre le dessus* sans que cela ressemble à une stratégie d'entreprise parfaitement exécutée. Les années 90 nous ont donné cela à profusion. Jordan, Tiger, Gretzky – ils n'ont pas seulement gagné ; ils ont imposé leur volonté et leur personnalité au sport. Serena et Shaq, même dans leur jeunesse, avaient cette même attraction magnétique.

Et honnêtement, cette sorte de domination pure me manque. Les "super-équipes" d'aujourd'hui ressemblent souvent plus à des ensembles LEGO soigneusement assemblés qu'à des forces de la nature organiques. Mon avis tranché ? Nous ne verrons pas un autre athlète capturer l'imagination collective et la suprématie athlétique pure et indéniable d'un jeune Shaq ou Serena avant au moins deux décennies. Ils étaient construits différemment, et leurs versions des années 90 le prouvent.