Les San Antonio Spurs se rendent à Gainbridge Fieldhouse ce soir à la recherche de leur cinquième victoire consécutive, et soyons réalistes, cela ressemble à un mardi comme les autres. Ils affrontent une équipe des Indiana Pacers qui est en fin de saison, dernière de la Conférence Est avec un misérable bilan de 15-55. Sur le papier, cela devrait être une promenade de santé pour une équipe des Spurs qui affiche un bilan de 52-18 et se dirige vers une nouvelle tête de série dans la Conférence Ouest.
Mais voici le problème : San Antonio ne "marche" sur personne, pas vraiment. Ils font juste leur travail. Toujours. Alors que tout le monde s'emballe pour la course au record des Warriors ou le Big Three des Cavaliers, les Spurs ont tranquillement accumulé une avance de 10 matchs sur le Thunder, troisième à l'Ouest. Ce n'est pas un accident. C'est un témoignage du système de Gregg Popovich et d'un effectif qui s'investit plus que tout autre dans la ligue. Kawhi Leonard, qui a marqué 26 points et pris 7 rebonds lors de la victoire 105-92 de samedi contre les Warriors, n'est pas flashy, mais il est devenu un candidat légitime au MVP, souvent négligé parce qu'il ne tweete pas toutes les cinq minutes.
**La domination silencieuse de Leonard et Aldridge**
Vous vous souvenez quand tout le monde a remis en question la signature de LaMarcus Aldridge ? On disait que ça ne collerait pas, qu'il était trop un joueur de poste pour l'attaque fluide de Pop ? Eh bien, Aldridge tourne à 18 points et 8,6 rebonds, et il a été essentiel dans leur récente poussée. Il a marqué 27 points et pris 10 rebonds contre le Heat le 15 mars, un match que les Spurs ont gagné de 16 points. C'est le genre de production constante qui ne fait pas toujours les gros titres mais qui vous fait gagner plus de 50 matchs année après année.
Mais la vraie histoire, c'est Leonard. Il est passé de stoppeur défensif à superstar bidirectionnelle. Son jeu offensif s'est considérablement développé, avec 45% de réussite à trois points cette saison, contre 37% l'année dernière. C'est un bond énorme pour un joueur qui était déjà élite d'un côté du terrain. Et sa défense n'a pas faibli d'un pouce ; il continue de museler régulièrement le meilleur marqueur de l'équipe adverse. Paul George, bien qu'étant le seul point lumineux des Pacers cette saison avec 23,3 points par match, aura du pain sur la planche ce soir. Il est difficile de l'imaginer avoir beaucoup d'espace avec Leonard collé à lui.
**La reconstruction d'Indiana à venir**
Pour Indiana, ce match n'est qu'un autre point de données dans une saison oubliable. Ils ont perdu 10 de leurs 11 derniers matchs, y compris une défaite brutale de 116-96 contre les Rockets vendredi dernier. Myles Turner, leur jeune pivot prometteur, a montré des éclairs – il a marqué 16 points et pris 8 rebonds contre Houston – mais il est encore brut. George Hill, un ancien Spur, est un professionnel solide, mais il ne peut pas à lui seul sortir cette équipe du sous-sol de la Conférence Est. Ils ont besoin d'une refonte complète de l'effectif, et il faudra plus qu'un simple choix de repêchage élevé pour arranger les choses. Affronter une équipe comme les Spurs ce soir ne fait que souligner le chemin qu'il leur reste à parcourir. Ils n'ont pas battu une équipe avec un bilan positif depuis le 28 février contre les Knicks, un match qu'ils ont gagné de deux points. C'est dire à quel point la situation est mauvaise.
Écoutez, les Spurs vont gagner ce soir. Ils ne transpireront probablement même pas. Ma prédiction audacieuse ? San Antonio terminera la saison en remportant 10 de ses 12 derniers matchs, et Kawhi Leonard terminera dans le top trois du vote MVP. La ligue doit y prêter plus d'attention.