Victor Wembanyama n'est pas seulement bon, c'est une force de la nature. Nous l'avons encore vu mercredi soir alors que les San Antonio Spurs ont écrasé les Memphis Grizzlies 123-98. Le jeune homme a marqué 19 points, pris 15 rebonds et contré sept tirs. C'est une ligne de statistiques qui fait réfléchir, surtout pour un joueur qui est encore en train de trouver ses marques dans la ligue.
San Antonio a pris l'avantage tôt et n'a jamais vraiment regardé en arrière. Ils menaient de 15 points à la mi-temps, et les Grizzlies, franchement, semblaient perdus sans Ja Morant. Desmond Bane a essayé de les maintenir dans le match avec 21 points, mais ce n'était pas suffisant pour endiguer la marée d'argent et de noir. Ce n'était pas un match compétitif ; c'était un couronnement pour Wemby dans la peinture. Il a dominé cet espace, tout simplement.
Sept contres. Pensez-y un instant. L'envergure de Wembanyama est un code de triche, et il apprend à l'utiliser avec une précision chirurgicale. Il y a eu quelques séquences où il a découragé les drives simplement en étant à proximité, changeant les tirs sans même avoir besoin de quitter le sol. Ce genre de présence défensive est contagieux. On pouvait voir les joueurs des Grizzlies hésiter, regarder par-dessus leur épaule avant d'attaquer le panier. C'est l'impact d'un protecteur de cercle générationnel. Il tourne à plus de 3 contres par match cette saison, et honnêtement, ce chiffre semble bas étant donné le nombre de tirs qu'il modifie.
Voici le truc : ces contres ne servent pas seulement à arrêter les points. Ils déclenchent des contre-attaques rapides. Ils créent de l'élan. Keldon Johnson, qui a marqué un solide 18 points, a directement bénéficié de quelques-unes de ces actions défensives, se retrouvant en transition pour des paniers faciles. Les Spurs sont encore une équipe en développement, se situant près du bas du classement de la Conférence Ouest, mais la gravité défensive de Wembanyama est déjà élite.
Alors que la défense était éblouissante, l'attaque de Wemby est encore un travail en cours, ce qui est bien. Il a tiré à 7 sur 16 depuis le terrain, ce qui n'est pas mal, mais on peut le voir parfois forcer les choses, essayer d'en faire un peu trop. Il a ce jumper soyeux, mais il s'en contente souvent au lieu d'attaquer le panier plus régulièrement. Les 15 rebonds sont un énorme point positif, montrant qu'il est actif au rebond, nettoyant les ratés et créant des opportunités de deuxième chance.
Il n'est pas encore une machine offensive polie, et ce n'est pas grave. Gregg Popovich le laisse expérimenter, le laisse faire des erreurs. Nous avons vu des éclairs de génie, comme un mouvement de spin au poste qui a mené à un dunk facile, mais aussi quelques possessions maladroites. Mais il mesure 2,24 m et il peut tirer. Le jeu offensif viendra. Ce n'est qu'une question de répétitions et d'affinage de sa prise de décision.
Cette équipe des Grizzlies est en difficulté. Il leur manque Morant, oui, mais leur jeu global contre les Spurs était alarmant. Ils semblaient désorganisés, manquaient d'énergie et ne pouvaient pas contenir Wembanyama à l'intérieur. Jaren Jackson Jr., leur supposé pilier défensif, a été largement inefficace contre la recrue. Memphis se trouve maintenant tout en bas de la Conférence Ouest, et il est clair qu'ils n'attendent pas seulement le retour de Morant ; ils ont besoin d'un remaniement majeur. Leur attaque se transformait souvent en jeux d'isolation, et leur défense, qui était autrefois leur marque de fabrique, semblait poreuse.
Opinion tranchée : Les Grizzlies devraient sérieusement envisager de transférer Jackson Jr. cet été. Son jeu offensif n'a pas fait le bond que beaucoup attendaient, et son impact défensif, bien que bon, n'est pas suffisant pour porter une équipe qui est clairement en chute libre.
Prédiction audacieuse : Wembanyama fera une moyenne de triple-double avec des contres d'ici la fin de sa troisième saison.